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Reportage “Une école sans clim, mais à seulement 24 degrés” sur France 3 Occitanie — 16 juin 2026

Comment rafraîchir une école sans la climatiser ? À l’école maternelle Jean-Poncy, l’expérimentation du programme national RACINE combine protection solaire, ventilation nocturne et brassage d’air pour faire face aux canicules. Résultat : des classes nettement plus fraîches, avec un confort largement amélioré pour les élèves comme pour les enseignants, et une consommation énergétique sans commune mesure avec celle d’une climatisation. Un cas concret qui parlera aux collectivités et aux concepteurs de bâtiments scolaires.

Une école sans clim, mais à seulement 24 degrés

Ce reportage de France 3 Occitanie documente une expérimentation menée à l’école maternelle Jean-Poncy, un établissement de 170 élèves répartis en neuf classes, dans le cadre du programme national RACINE. Ce dispositif expérimental vise à adapter les bâtiments scolaires aux canicules et au réchauffement climatique sans recourir à la climatisation.

L’intérêt de ce retour d’expérience pour les professionnels du bâtiment tient à l’approche combinée, mesurée et chiffrée. Plutôt qu’une solution unique, l’école a déployé un ensemble de mesures complémentaires : protection solaire des baies vitrées les plus exposées par des persiennes, surventilation nocturne assurée par un gardiennage de nuit qui ouvre l’ensemble des fenêtres de 21 h à 7 h, installation d’un déstratificateur d’air de près de trois mètres de diamètre qui aspire l’air chaud accumulé en hauteur en s’appuyant sur un puits d’évacuation existant, et enfin pose de brasseurs d’air dans les classes.

Les résultats sont quantifiés par comparaison avec les relevés de l’été précédent, à conditions météo et période équivalentes. L’établissement observe jusqu’à 4 °C de moins dans les classes grâce à l’ensemble du dispositif. Dans les deux classes pilotes du projet, la température ressentie chute jusqu’à 7 °C, dont 2 à 3 °C supplémentaires apportés par les seuls brasseurs d’air installés au-dessus des têtes.

Le reportage rappelle aussi un point de méthode essentiel pour les concepteurs : climatiser un bâtiment des années 2000 représente un coût très élevé, et l’efficacité de ce type de dispositif dépend fortement de la configuration du bâti. L’école Jean-Poncy se prêtait particulièrement bien à cette approche du fait de sa conception, mais tous les bâtiments ne présentent pas la configuration nécessaire. Un enseignement utile pour évaluer, en amont d’un projet, la pertinence d’une stratégie de rafraîchissement passif et de brassage d’air.

Voir le reportage sur la chaîne de France Info

Une article complémentaire a été publié par France 3 Occitanie