Pour le volet « été 2026 », qui est ouvert jusqu’au 30 septembre 2026, les brasseurs d’air plafonniers sont éligibles. L’aide peut atteindre jusqu’à 400 € par équipement, dans la limite de 10 équipements par établissement, soit un remboursement maximal de 4 000 € par site. Si le prix d’achat d’un équipement est inférieur à 400 €, il peut être remboursé à 100 % de son coût d’achat.
Le dispositif s’inscrit dans une enveloppe de 40 M€ annoncée par EDF[i], qui vise à accompagner plus de 10 000 établissements et de contribuer au financement de plus de 100 000 équipements.
Quels établissements sont éligibles ?
L’aide est ouverte aux établissements scolaires publics et privés sous contrat avec l’Éducation nationale, de la maternelle au lycée, ainsi qu’aux centres de loisirs communaux et aux crèches municipales. Les établissements privés hors contrat ne sont pas éligibles.
L’aide n’est pas réservée aux clients EDF : elle est accessible aux établissements éligibles quel que soit leur fournisseur d’énergie. Elle couvre la France continentale. En Corse et dans les DOM, EDF renvoie vers les offres Agir Plus.
Un gestionnaire multi-sites peut déposer plusieurs demandes, à condition de respecter la limite de 10 équipements par établissement, c’est-à-dire par même SIRET et même site.
Pourquoi les brasseurs d’air plafonniers sont particulièrement pertinents ?
Dans les salles de classe, crèches, centres de loisirs et espaces collectifs, le brasseur d’air plafonnier constitue une solution sobre, immédiatement mobilisable et compatible avec une logique d’adaptation climatique.
Son intérêt principal n’est pas d’abaisser la température de l’air, mais d’améliorer le confort thermique ressenti par les occupants grâce à la mise en mouvement de l’air. EDF présente d’ailleurs les ventilateurs de plafond à brassage d’air comme des équipements permettant d’abaisser le ressenti thermique jusqu’à 4 degrés.
Il faut ajouter que même en présence de climatisation, le brasseur d’air plafonnier est bénéfique : il permet de réduire très fortement l’effet « douche froide » de la climatisation, en répartissant mieux l’air dans la pièce. Ensuite, il rend possible une hausse de la consigne de climatisation (par exemple 29°C au lieu de 26°C), avec un gain de consommation d’énergie d’environ 30%.
Pour un maître d’ouvrage ou un bureau d’études, l’intérêt est double : limiter la puissance électrique appelée et éviter, lorsque le contexte le permet, de recourir à des équipements plus énergivores ou plus contraignants à installer.
Quelles dépenses sont couvertes ?
Le dispositif couvre les frais réels d’achat des équipements. Pour les brasseurs d’air plafonniers, la facture doit être datée entre le 26 juin et le 30 septembre 2026. La demande de remboursement doit, elle aussi, être déposée avant le 30 septembre 2026.
Les équipements doivent être destinés aux espaces accueillant du public dans l’établissement. Une attestation sur l’honneur doit être signée par le directeur ou le chef d’établissement, avec cachet de l’établissement, puis déposée avec les factures d’achat.
Quelle procédure suivre ?
La procédure est volontairement légère. L’établissement acquiert d’abord ses équipements auprès du vendeur de son choix, puis complète le formulaire en ligne, dépose ses factures et joint l’attestation sur l’honneur signée. Après vérification du dossier, le remboursement est effectué directement sur le compte bancaire de l’établissement.
Les coordonnées bancaires sont demandées lors de l’instruction du dossier, une fois celui-ci validé. Le dépôt de la demande se fait en ligne sur la plateforme dédiée au dispositif :
https://www.jepassealelectrique-frais.fr/solutions-temporaires
Point de vigilance pour les maîtres d’ouvrage
Le dispositif fonctionne sur remboursement après achat, sur présentation de factures. Il ne s’agit donc pas, à ce stade, d’un mécanisme de réservation préalable sur devis. Cette modalité doit être intégrée dans la décision d’achat, car l’enveloppe dédiée aux équipements rapidement opérationnels est plafonnée à 40 M€.
Compte tenu de la forte exposition médiatique de cette action, il est recommandé aux maîtres d’ouvrage d’engager les opérations dès lors qu’un besoin réel est identifié.
Pour les projets de brasseurs d’air plafonniers, la priorité doit rester la qualité du dimensionnement : nombre d’appareils, implantation, hauteur sous plafond, obstacles éventuels, niveau sonore, sécurité de pose, maintenance et adéquation avec les usages réels des locaux.
La prime EDF peut faciliter le passage à l’action, mais elle ne remplace pas une analyse technique du site. Un brasseur d’air plafonnier mal positionné, sous-dimensionné ou inadapté au local produira une vitesse d’air insuffisante ou inconfortable. À l’inverse, une implantation bien étudiée permet d’améliorer rapidement le confort d’été, avec une consommation électrique très limitée et une mise en œuvre généralement plus simple qu’un système actif de refroidissement.
